Kuro

Scénario Kuro 17/10 – Participants : Yui Saeki (Yuko), Akeko Ginko (Lordorange), Kazuhiro Tanaka (Frankyshe), Ayumi Kuroda (Kahlong).

La mort d’Iwasaki Kengo fut difficile à encaisser… ce triste sort m’attendait-il aussi ? Certainement, tôt ou tard de toute façon. Malgré cette certitude, rien ne peut plus aujourd’hui m’empêcher d’avancer. J’ai été trop loin pour reculer. L’adrénaline qui coule dans mes veines est trop jouissive pour que je revienne à une vie normale… je ne suis de toute façon pas convaincue qu’une vie normale soit toujours possible une fois que ces démons dont Sukeo et Takashi n’ont affronté qu’un éclaireur arriveront… je préfère être au devant de la scène et tenter de comprendre plutôt que succomber dans un monde que je ne comprends plus.
Le retour à cette réalité me fut provoqué par un mail de Tanaka. Ce dernier a reçu une clé du ministre de la justice ouvrant un coffre dans une des banques les plus sécurisées de Shin-Edo. Ce dernier veut que nous infiltrions la secte Hanuri Kompaku (la secte où ce Lord Kasoui nous avait sans ménagement fait monter sur son podium pour nous présenter à ces fidèles comme les élus des Kami…). Il affirme que celle-ci est dangereuse et nous menace directement. Son indicateur est quelqu’un de renommé et à priori fiable… mais ne veut-on pas à nouveau nous trahir ?! La dernière fois que nous nous sommes aventurés avec si peu d’éléments, cela a résulté en la mort de l’un des nôtres… et je ne pourrai me résoudre à refaire les mêmes erreurs. Le ministre veut-il réellement nous aider ou bien n’est-ce tout simplement qu’une bête manœuvre politique ?! Tanaka a dit qu’il nous tiendrait au courant de la marche à suivre… il ne faudra pas se lancer aveuglément.
En attendant, nous avons rendez-vous avec Seirya Terazawa, gardien de l’est, pour, nous aussi, nous faire initier et nous préparer à notre destinée. Seirya est un personnage bien étrange – mais pas le plus étrange de la soirée. Il nous convie à la table qu’il a réservée dans une salle privée du restaurant à vue panoramique de la tour de Tokyo. Akeko et moi ne nous sentons clairement pas dans notre élément… même si nous avons choisi ce qu’il y avait de mieux dans nos gardes-robes respectives, nous sentons que les gens nous dévisagent… Ayumi, elle, se sent comme un poisson dans l’eau (ce qui ne nous étonne pas le moins du monde en fait). De plus, Seirya et elle se connaissent déjà. Il a apparemment contribué à la construction de sa carrière. Ces deux-là ont vraiment l’air de bien s’entendre… à contrario, mes petites histoires d’étudiante de psycho ne l’emballent guère. Seirya a les yeux et les mains dorés (une « marque de son pouvoir », dit-il) et est, comme les autres gardiens, lui aussi plus que millénaire. Il accepte de nous mettre en contact avec « l’acrobate », avec qui nous devons passer notre initiation, mais à condition que nous acceptions de lui rendre un « petit » service :
Depuis quelques temps, à Shin-Edo et plus particulièrement dans l’arrondissement de Nakano, des gens, pouvant venir de différents quartiers, convergent sans explication autour d’une fontaine dans un parc pour admirer le ciel… celui-ci ne possédant pourtant en cet endroit aucun signe particulier. Ils arrivent de 8h à 21h, restent là et, ayant perdu toute idée de boire ou de manger, peuvent aller jusqu’à la déshydratation ou l’inanition. De plus, Seirya ressent dans ce quartier quelque chose de bizarre : les gens y sont plus agressifs que la normale. Nous acceptons de l’aider et, après nous avoir offert un excellent dîner dans ce restaurant – que de toute façon peu d’entre nous aurions pu nous payer – , nous prenons l’ascenseur en compagnie de « l’acrobate » – qui n’était autre que le pianiste chargé d’animer l’ambiance du restaurant.
Seirya nous avait prévenu : « l’acrobate » est un personnage étrange et nous devrons faire ce qu’il nous demande – conscient des risques que l’épreuve peut présenter, Seirya est prêt à rembourser les dégâts éventuels causés… ça promet !
Nous montons… haut… très haut… peut-être trop haut. Après nos amis ayant affronté l’eau ou encore la terre, c’est à l’air que nous devons aujourd’hui nous frotter. Sans plus d’explications, « l’acrobate », s’étant avancé sur un câble suspendu au-dessus du vide et positionné à une hauteur promettant une mort certaine à quiconque en sauterait, nous demande de le suivre. J’hésite et laisse Akeko et Tanaka passer en premier. J’adopte leur technique à leur suite, me pendant par les mains et les pieds. Tanaka s’assure, en plus, à l’aide sa ceinture et Ayumi nous emboîte le pas, prenant le risque d’abîmer sa belle robe de soirée.
Alors que nous étions tous les 4 suspendus au plus haut de la tour, cet « acrobate » fou se met à faire tanguer le câble de plus en plus fort ; Ayumi, et moi à sa suite, tombons. Son cri strident me perce les oreilles. Je fais tout pour garder mon calme et arrive assez rapidement à atteindre un autre câble en contrebas. La mort à mes pieds, je me hisse jusqu’à la fenêtre laissée ouverte à quelques mètres de là par notre tortionnaire. Cette traversée me permet de mesurer le chemin parcouru depuis ce jour où cet homme à la tête de pyramide m’avait fait perdre mon calme et où je fus abaissée à ne pouvoir sortir de ma torpeur qu’à coups de gifle… ce temps est bien loin désormais.
A l’arrivée, nous sommes tous là, bien que tous n’ont pas réussi à s’accrocher au premier câble qui leur était tendu et ont vu la mort de près. Tanaka n’a lui pas du tout réussit à s’accrocher et a dû être rattrapé par « l’acrobate » qui avait bondi à notre suite.
Akeko et moi habillées désormais de lambeaux… alors qu’Ayumi s’en sort sans la moindre couture déchirée… c’est peut-être tout simplement ça que l’on appelle « la classe »… Celle-ci, ayant très certainement eu la peur de sa vie, s’empresse d’ailleurs de gifler « l’acrobate ». Ce dernier a l’air déçu… peut-être ne lui avons-nous pas montré autant que ce dont à quoi il s’attendait de notre part.
Nous ne nous attardons pas plus longtemps sur ces hauteurs et décidons d’aller boire un verre ailleurs. Une fois arrivés en bas, via l’ascenseur, chacun d’entre nous dût faire face à une vision. Je me suis revue à travers les yeux de cette femme aux dents noirs et au kimono ancien. J’étais parmi mes condisciples, toutes armées d’arc… prêtes à livrer le combat… mais quel combat ?! Cette vision n’a pas duré ; nous nous sommes ensuite vus en doré et avons pu comprendre ce phénomène bizarre dont nous avaient parlé les autres.
Deux sakés plus tard, me voilà endormie dans ma chambre… et cette autre moi me hante… je sens qu’elle veut prendre le dessus… que fera-t-elle de ma vie ? Que fera-t-elle de ce que j’ai construit jusque là ? Puis-je lui faire confiance ? … mais m’en laissera-t-elle le choix ?!
Le lendemain, je me rends au cours mais cette seconde vie qui est maintenant mienne me colle trop à la peau et la première me paraît bien dérisoire. Je sèche le dernier cours de la journée et réponds au rendez-vous de Tanaka pour aller au fameux parc où les gens sont hypnotisés par le ciel.
Arrivés dans le quartier, je me sens nerveuse et irritée… tous ces gens m’énervent et aucun de mes compagnons ne semble émettre d’idée constrictive pour résoudre ce problème. Près de la fontaine : une foule rassemblée en cercle les yeux fixés vers le ciel. Des policiers, des ambulances prêtes à ramasser ceux qui n’en peuvent plus. Si nous nous concentrons, nous pouvons voir des volutes vertes converger vers le centre de la fontaine. L’eau y est normale… et la fontaine non responsable. En effet, sans doute prise par la colère empoisonnant l’atmosphère, Ayumi, moins glamour tout d’un coup, utilisa sa batte de baseball pour tenter de détruire celle-ci, mais sans pouvoir endiguer le phénomène. De plus, elle attisa au passage la fureur de certains, commençant eux aussi à tout détruire aux alentours.
Après quelques minutes passées dans ce parc, je remarque que les « hypnotisés » ne viennent que d’une seule direction. Nous décidons donc de remonter le courant pour trouver la source de ces désordres. Ces gens sortent en fait d’une exposition de peinture. Akeko, ne semblant à aucun moment craindre de devenir comme ceux-ci, s’engouffre dans le bâtiment. Elle y découvre de multiples peintures, certaines en 3D. Toutes les œuvres représentent toutes la même chose : un œil gigantesque et grand ouvert à l’iris jaune et dont la pupille reflète une immense tour au sommet de laquelle se trouvent des êtres enchaînés.
A sa sortie, elle ne subit pas l’effet de « l’hypnose » mais entendait à présent des cris continus et assourdissants et apercevait au loin une tour. Voyant qu’elle était encore maître de ses actes, je fis pareil et je vis moi aussi à ma sortie du bâtiment cette tour à structure liquide…
On retourne au parc et Akeko et moi rentrons dans la tour sans nous soucier de nos amis… il faut à tout prix que ce bruit cesse tant il est insupportable !! Arrivés au sommet : un homme blême, peut-être un moine, enchaîné et agité… il présente une grande orbite vide au milieu de son front. Il ne fait aucunement attention à nous et se débat violemment… nous attendons que Tanaka et Ayumi arrivent ; ils auront peut-être la solution. Tanaka tente de le calmer d’une balle dans l’épaule mais celle-ci ne semble pas avoir beaucoup d’effet sur notre homme et est rapidement expulsée de son corps. Nous nous concentrons et voyons sur les murs plein de taches noires ainsi que toute une série d’images et d’inscriptions : un homme serrant son chien, une famille heureuse… bref, une série de pensées positives… mais à qui appartiennent-elles ? Tanaka a, lui, vu une note bizarre : « le clone du ministre sera bientôt prêt »… qui serait derrière tout ça et qui cela rendrait-il heureux ?
La solution n’est pas ici. Nous décidons dans un premier temps de déclencher une alerte à la bombe dans le bâtiment accueillant l’exposition afin d’éviter que d’autres personnes se fassent embrigader. Ensuite, nous nous rendons chez l’artiste dont nous trouvons l’adresse sur le neoweb, un certain Yiro Sabuko.
Là-bas, une fille, apparemment bien connue d’Ayumi – mais pas pour autant appréciée d’elle -, nous ouvre la porte. Elle nous prend de haut et ne veut pas nous laisser entrer. Nous insistons mais elle attrape Ayumi et la rejette violemment avant de reclaquer la porte. Nous ne nous laissons pas pour autant démonter… ce qui se passe dans ce parc ne peut continuer et nous forçons la porte. A l’intérieur, le peintre, dans un sale état… des seringues partout autour de lui… sans doute une overdose… et la nana envolée… nous avons perdu un temps précieux !
Nous passons la tête par la fenêtre et la voyons en train d’escalader la gouttière pour se rendre vers les toits. Après le rituel de l’acrobate, je n’hésite qu’une seule seconde avant de me lancer à sa poursuite… cependant, je me retrouve bien seule une fois arrivée en haut face à cette créature qui n’a plus que quelques traits de ressemblance avec celle que nous avons rencontrée dans l’appartement. Celle-ci est munie de longues griffes et présentent un visage déformé horrible… elle tient un objet rond à la main.
Elle m’attaque et je donne le meilleur de moi-même pour parer ses coups… mais elle me blesse… ses griffes me transpercent… je saigne… j’ai peur… non, je ne veux pas que cela se termine comme ça… Tanaka arriva pour me soulager un peu et attirer son attention. Déjà blessée, je veux fuir mais un arc tel que celui que j’arborai dans ce qui s’apparentait à Matsuri II m’atterrit entre les mains… j’ai le pouvoir de les aider, je ne peux fuir. Je lui décoche une flèche qui semble la tétaniser de douleur mais elle m’attaque derechef et je perds connaissance.
Je me réveille à l’hôpital. Tanaka est là lui aussi, quel soulagement ! Ayumi avait eu la bonne idée d’appeler une ambulance pour le peintre – et nous avons pu en profiter. Cette dernière, qui elle aussi s’est vu munie d’une arme au combat – cependant tombée en poussière après celui-ci – et Akeko ont réussi à l’achever. Elles ont ensuite récupérer l’objet que ce démon avait entre les mains. Il s’agissait d’un œil. Ayant fait le lien avec l’homme enchaîné au sommet de la tour, elles sont parties lui rendre. Celui-ci leur a, selon elles, apposés une marque sur le front… celles-ci n’en connaissent malheureusement pas encore la nature. Elles apprennent que le moine était là pour surveiller les Ika-zuchi-no-kami (les 7 esprits du tonnerre).
Depuis, la tour et les fanatiques semblent avoir disparus depuis.
Quel soulagement d’être en vie ! De sentir cet air pénétrer mes poumons. Cela aurait pu être la fin mais mon heure n’avait apparemment pas encore sonné. Comment pourrait-on réellement apprécier la vie sans jamais avoir risqué de la perdre ?!

merci à Yuko pour ce long résumé.

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